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Des rumeurs sur le festival du livre de Carhaix courent depuis bien longtemps. Il n’existe pas un salon, une manifestation littéraire où l’un des auteurs ne parle du festival. C’est bretonnant, en plein cœur de la Bretagne. Les visiteurs ne discutent qu’en breton, ne s’intéressent qu’aux livres en breton. Aucun intérêt pour les non-bretons de s’y rendre…

Etant donné que je ne parle pas breton (né en pays gallo !), que seulement quelques mots de breton m’évoquent un vague souvenir et puisque je n’écris pas breton, ni en breton que mes intrigues ne se passent pas toutes dans une commune bretonne, je m’y suis rendu.

Et j’ai bien fait.

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Le stand de la maison d’édition se situe près de l’entrée au début de la salle. L’ambiance est bonne. Comme toujours on se salue, heureux de se retrouver entre auteurs qui s ‘apprécient. Nouveauté pour ce salon, je suis accompagné sur le stand de Bruno L’Her, nouvel auteur de la maison d’édition (dont le roman « Les chevaux de Troie » est formidable). Un samedi sympathique avec une petite fréquentation, mis nos romans policiers (non breton) se vendent très bien et trouvent des lecteurs.

Le dimanche commence sur les chapeaux de roue. Une matinée où les dédicaces s’enchainent à tour de bras.

Le temps à l’extérieur vire au drame. La tempête annoncée est bien présente et des trombes d’eau s’abattent sur Carhaix. L’ambiance au sein du salon devient bizarre. Des badauds surpris par la violence des éléments naturels discutent en breton avec leur voisin comme au marché. Plus personne ne s’intéresse aux livres.  Alors que les premiers auteurs commencent à quitter la salle quatre derniers romans trouveront preneurs.

Le festival de Carhaix 2013 est un très bon cru.  

A l’an prochain !