C'est ce sentiment qui pédomine après ma participation. Une tristesse qui s'étire.

Pour cette quatrième édition de « la route du livre », le soleil nous saluait. Une première dans ce début d’année, le soleil allait happer les éventuels lecteurs.

Une trentaine d’auteurs avaient accepté de se réunir pour cette manifestation qui se déroule sur une semaine avec des interventions dans les établissements scolaires et les bibliothèques de cinq communes avoisinantes de Dinan.

Une fois le plaisir de retrouver des amis auteurs passé, nous primes place.

Malheureusement peu de visiteurs ont franchi les portes de la salle et la journée fut longue, très longue.

Que dire sur cette manifestation ?

Malgré la bonne volonté des organisateurs qui ne ménagent pas leur peine pour nous rendre la journée agréable, les lecteurs des environs ne se déplacent pas.

En ce qui me concerne, il s’agit cette année de ma troisième participation et je m’interroge sur l’éventualité d’une nouvelle  l’an prochain.

La présence à nos côtés de vendeurs de livres d’occasions était pour moi une grosse erreur. Le mélange des genres est plutôt préjudiciable, tout comme la trop grande disparité entre les auteurs. Le manque de communication en termes d’affichage est récurrent.

Il manque l’implication des habitants de la commune en obligeant les enfants à participer (concours de nouvelles, poésies ou autres !).

C’est dommage et je suis triste. Triste pour les organisateurs qui se démènent et doivent se sentir abattus à chaque édition. Triste pour les auteurs qui comme moi ont l’impression de perdre leur temps.

Triste car le livre se meurt.

 Aujourd’hui, je suis triste.